30/05/2009

Histoire d'O...(Fin)

Ton canapé flamboyant m’appelle, canaille.
En chemin, je savoure whisky extra-dry,
Je me déleste des chaussures et de ma jupe
Pour m’installer douillettement en entourloupe.
Me voyant toute offerte à tes futurs assauts
Tu me souris, mes jambes caressées en haut.
Je bascule en arrière, soupirant d'euphorie,
La fraîcheur de ta langue me surprend, je ris.
Mon clit’ est bandé au maximum, je retiens,
Mes mains naturellement caressent mes seins.
Pendant qu'un de tes doigts agile s’insinue,
Je vogue sur les plaisirs délicieux, aux nues.
Ma bouche a maintenant une envie frénétique
Celle de te sucer la queue en boulimique.

 -                    Tout en me branlant d'abord avec le doigté d'un velours sans prix, et sans te faire prier, tu pointes alors la langue à la base de mon gland pour l'émoustiller en manège enchanteur, puis, accentuant la pression digitale et accélérant le rythme à la manière d'un métronome sexuel prêt à dérailler dans le foutre, tu t'enfournes mon pylône entre les lèvres telle une insatiable bouffe-queue. Et bien que tu contrôles à merveille la situation tout en me fixant d'un oeil insolemment sévère, un sentiment de surpuissance mâle m'envahit l'âme, alors que je suis à deux larmes de te chatouiller la luette, cet inaccessible clit' buccal d'une accessible étoile d’or que je baise. Simulacre de brute en rut, je te dé-ventouse en empoignant la blondeur échevelée de ta nuque. Tu devines où je veux en venir, sorcière du coït pour ma baguette de sourcier magique. A quatre pattes, et bombant le cul comme en offrande au dieu Priape, tu me demandes de te lécher. Je m'exécute en te fourrant 4 doigts dans la vulve et le cinquième dans le sphincter. Puis j'assouvis ma pulsion de t'enculer à la diable en lubrifiant au préalable ma queue de tes muqueuses abondantes.

 L’intrusion soudaine semble t’électriser
Vibrant d'extase, tu parts pour la chevauchée
Fantastique qui t'emmène bien loin hors zone,
En des contrées sauvages peuplées d'Amazones.
Du trot tu passes au galop, monture docile
Prête à t'emmener jusqu'au royaume servile
De la jouissance, comme un beau mirage à vue.
Tu franchis la ligne, cri de triomphe sans bévue,
Ralentis la cadence, flattes tendrement
La croupe de ton destrier tout doucement.
Cette cavalcade nous a bien essoufflés,
Une pause sur ton canapé réclamée,
Nous brûlons une cigarette méritée.

 -                    Je roule ma gauloise les yeux absents, et tu me demandes à quoi je pense. A rien, c'est la petite phase de déconnexion post-coïtale d'un homme qui se sent bien. Une minute s'écoule, qui te semble une éternité, avant que je me laisse aller à des confidences ponctuées de petits baisers sur ta joue droite et ta nuque. Allongés côte à côte, nous fixons l'azur de notre ciel d'amour, nos corps encore perlés de la sueur caniculaire des ébats. Je murmure à bâtons rompus des mots lascifs, des mots d'humour soft, et des rêves éveillés… Je nous imagine ailleurs, sur une plage, toi à moitié nue dans la brise échevelée, moi te passant l'écran total sur les fesses au rebondi pulpeux.

 L’idée de cette plage m’inspire illico
Une joute amoureuse aux pays tropicaux.
Le soleil brûlant de ma si belle région,
Une crique déserte où nous déménageons.
L'odeur des pins, le chant entêtant des cigales,
Alanguis par la folle chaleur estivale,
Nous somnolons aux sons des gais clapotis d’eau,
Invitation à se rafraîchir mais trop tôt.
Le soleil baisse au loin, nous reprenons vie ;
Une baignade rapide et ces quelques fruits
De saison échangés charnellement sans bruit.
Face à face, ta bouche m'offre une pêche mûre
Nos langues se mêlent puis lèchent le jus pur.
Il dégouline mêlé aux gouttes d'eau salées.
Je te regarde, repue de sucre et de baisers
L'oeil coquin, à ton sexe je porte ma main
Il est en grande forme et d’un calme olympien.
Ton doigt sous mon maillot s’agite et m’éveille
A m'offrir toute entière à toi et au soleil....

 

 Du sable collé sur ta peau comme des grains d'éternité figée. Insulation de naufragés loin des grisailles incontinentes, où le réel et l'imaginaire se gondolent en un lascif entrelacs.
Mes doigts solaires en hydroglisseurs sur tes huiles essentielles et ton écran total…
Mes doigts lunaires effleurant l'écran total glamour du computer, les photos de toi, et tes mails coquins; je file à l'anglaise un bon coton d'espoirs et de fantasmes… un jour peut-être.

 Fin

 Edouard & Golden Lady

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17:16 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

Commentaires

et bien c'est endiablé...
Raymond Radiguet et "Le diable au corps".
Golden ou Lady?
zABOU

Écrit par : Zab | 30/05/2009

bon week end a vous deux ,superbes poemes erotiques et j'adore cette photo
profitez de votre 3 jours

Écrit par : andre | 30/05/2009

Bonsoir, Je comprends mieux pourquoi il faut certifier être majeur...
Nous étions deux à lire ce duo insolite, mais quel duo!
Bonne nuit endiablée....
(PS) Mon prénom est Pamela et non Flo ;-)
Bises.

Écrit par : Pamela | 31/05/2009

Cela vous rappelle quelqu'un? Tant mieux!

Écrit par : Zab | 31/05/2009

Quand le cul devient poétique, ça gagne en beauté. Et c'est plutôt rare de le faire sans tomber dans les habituels poncifs du genre. La fin était inattendue et donne une autre lumière

Écrit par : Edouard | 31/05/2009

Quand l'or disparaît et que la lady apparaît...je parle si peu si "tu" savais...

Écrit par : Zab | 31/05/2009

Nan suis pas fine lol euh ravie de combler le manque qui m'était à mon propre très grand étonnement , apparu !!!
Comme quoi y a que les cons qui changent pas d'avis ...
Mes salutations à Edgard;-)

Écrit par : Zab | 31/05/2009

De vous avoir lu et relu ... J'ai chaud
Et ne suis plus pâlot
Dans tous les sens ça bouge
Que j'en deviens tout rouge ...
"Génial !"

Bien cordialement
Le Fou

Écrit par : L'esthète | 31/05/2009

"Il" n'est-t-il pas un leurre?
"Je" m'en fous ...

Écrit par : Zab | 01/06/2009

bonsoir effectivement ma serie accompagne tres bien vos ecrits
j'adore la photo du final
bonne soiree

Écrit par : andre | 01/06/2009

Hello ! Une très belle fin,... un jour peut-être :) C'est ça aussi le plaisir.

Écrit par : Manureva | 01/06/2009

J'ai une préférence pour l'érotisme débridé de la partie qui relate le masculin, moins détournée, plus cash...
Forcément, ça rappelle de bons souvenirs!!!

Écrit par : Gaou Stéphanie | 02/06/2009

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