20/07/2009

TEA TIME II

 

 

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Régal d'aisance que ce tea-time, régal des sens aussi.
En matière de volupté Darjeeling , on roule au super, et ta subtile essence féminine réveille en moi des saveurs de musc épicé avec arrière-goût sucré. Car ce plaisir n'a rien de primaire, et ses nuances, ignorées sans doute par les clients attablés non loin de nous, sont le fruit d'un savant mélange d'intuition, de poésie instinctuelle et d'un goût certain pour le Happening.  Le goût du risque aussi. Mes caresses qui s'égarent entre tes cuisses, guettant les moiteurs les plus onctueuses à ma fringale de toi, ont le don d'éveiller des frissons de chair dont le duvet se dresse à deux doigts des lèvres goulues. Mais tu sais te tenir, et goûtes la religieuse comme si de rien n'était. Tout en écartant légèrement les cuisses, tu gardes l'oeil rivé aux petits anges en vitrin

 

Des petits anges diplomates

Sages et muets mais qui nous matent

Suspendus en pauvres reliques

Je les imagine phalliques

 

Angelots déchus sans désir

Moi j'opte pour ton plaisir

Vive la chute originelle

De ma serviette maquerelle

 

Dessous de table aphrodisiaques

Pour coquinages et crus orgiaques

j'explore tes moindres recoins

A l'abri d'éventuels témoins...

 

J'affiche un faciès impassible, on me croirait marbré dans quelque songe ou fixation.  La serveuse, qui  nous sert deux autres Darjeeling, se penche et laisse entrevoir des globes prometteurs, dont mes doigts de navigacteur-metteur en chienne feraient bien le tour.  Mais ta langue n'est pas de bois, et pendant qu'elle s'affaire en dessous de fable de la fontaine de jouvence, je mets au vert ma grisaille d'autrefois, et mon feu de sexgnalisation. Il est temps d'embrayer sans  réfréner nos appétits pâtissiers: je te fouette aux lèvres d'un blanc de crème à t'en pourlécher les commissures, et je sussure un merci de saccharine à la serveuse, comme pour déjouer son attention. Un ange passe, et d'Archange fier et droit, mon membre se chérubine. Modestie post-éjac'

 

Bien élevée, j’essuie ma bouche

Encrèmée car elle a fait mouche

Et j’attends, belle de caprices,

Que la serveuse déguerpisse,

 

Réapparais auréolée

D'un anneau de nonne comblée

Alléchée par ces friandises

Proposant d'autres paillardises

 

Sur l'autel proche du Sacré-Choeur

Pour ranimer l'archange ampleur

S'adonner encore aux plaisirs

Défendus et s'en réjouir..

 

Mon encensoir sacrificiel  en puissance ne tient plus en place : en clair, ça gigote à nouveau dans le boxer. Ne nous traînons plus en langueurs qui nous font baver comme des cadors en chaleur.. Allons viens, direction le Sacré-Chœur où je flatterai ton cul non moins sacré. ; et je sais y faire, un don divin m’ont dit quelques chrétiennes adultères. Moi je les crois sur parole, et je cracherai sur l’autel  de tous les délices et  dans ton fruit fendu  l’offrande immaculée, au septième arc-en-ciel de tes cambrures et  poses écartelées

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EDOUARD & GOLDEN LADY

 

 

 

 

 

 

 

 

14:31 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

04/07/2009

Tea Time

 
Au salon de thé
Nappe immaculée
Assis face au monde
Il me dévergonde

Un thé au jasmin
Mon sourire mutin
Sa main qui s’échappe
Ses doigts qui me happent

Souffle qui s’emballe
J’ouvre un intervalle
Les dentelles en flammes
Je me déprogramme

J’oublie le décor
J’en deviens condor
En proie au désir
Soumise au plaisir

Fier il me regarde
Puis il me bombarde
De mots murmurés
De mots endiablés

Ma tête bascule
Je jouis sans scrupules
Le souffle coupé
Mes sens apaisés

Je cherche ses yeux
Rieurs et scabreux
Le salon est bondé
Mon thé est glacé

Golden Lady
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21:48 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (24) |  Facebook |