25/05/2009

Histoire d'O...(part I)

La loco entre en gare, traversant le brouillard
A quai pas d’effusions, des marches nous séparent.
Accolé au taxi, goguenard tu souris
Tu ouvres la portière, à l’aise sans brusquerie.
Nous démarrons sans un mot, enfin ta présence,
Ma main à ta bouche, une timide allégeance.
Mes yeux fixent les lueurs à travers la ville
Ma tête chavire sur l’épaule virile.

-           J'ai la tête emplie d'étoiles, et je m'enivre de ton parfum.  Je me penche un peu et dirige mes lèvres vers le bord de tes lèvres que ma langue alanguie effleure, et quand tu sors un bout de langue avec la fébrilité d'une elfe adultère, nous unissons nos salives, et dans mes bras l'elfe en toi prend son envol par-delà tous les nuages du quotidien. Je pose une main sur ta cuisse, après avoir relevé ta jupe de l'autre, tout en douceur. Je remonte avec de légers zigzags pour glisser sur le tissu de ton slip et je m'arrête à l'endroit de la petite clé du plaisir. J'exerce quelques pressions coquines et tu soupires, en me léchant une oreille, et en t'imprégnant les narines dilatées de désir, tu te laisses porter par le parfum mâle de ma barbe. D'une voix grave et sensuelle, tu me murmures des mots simples, mais qui prennent une dimension unique à mon coeur et mon corps: 

Mes mots décrivent alors ma très longue attente,
Les nuits de fantasmes en pensées compromettantes,
Les caresses solitaires et les frustrations,
Nos échanges virtuels teintés d’incompréhension.
La voiture s’arrête, l’immeuble, l’entrée
Nous montons l’escalier, ton regard vissé
Sur mes hanches, arrêt au deuxième palier.
Tu dégages ma nuque, baisers pointillés…
J’effleure ta barbe de mes lèvres braconnières
Par magie nous voici au seuil de ta tanière.

-           J'ouvre la porte d'un calme olympien. Je devine les moiteurs à venir mais ne laisse rien transparaître… pas encore. Je te débarrasse en gentleman de ton manteau, et te propose un verre. Alcool fort, liqueur, spiritueux, peu importe… tu t'assois sur une chaise en bois, délaissant les fauteuils moelleux et le sofa pourtant prometteur...sofa de pourpre velours. Un verre en main, nous parlons à bâtons rompus, de tout et de rien, enchaînant rires et propos légers doublés d'oeillades complices. Dans les émeraudes étoilées de ton regard, je te sens heureuse, et prête au grand départ… vers les cieux de l'extase. Mais ne brusquons point les choses. Je me lève, je passe un CD de Marvin Gaye, et sur la musique soul de "Sexual healing", je viens m'asseoir à califourchon sur toi, qui ne t'y attendais pas. Et je t'embrasse longuement, profondément… nos langues se lient et se délient dans les salives d'un désir à son paroxysme...

A suivre...

Edouard & Golden Lady

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